En cours d’écriture

Centre National de Gestion des Risques

Roman et adaptation simultanée en série (dystopie, soap, satire, walk and talk).

N° de dépôt SACD : 07/06/2016 : 185032

Le pitch

À une époque où les accidents industriels, climatiques et sanitaires se sont multipliés, l’État impuissant délègue la gestion des crises à une structure inédite : le Centre National de Gestion des Risques (CNGR). Dans le centre de commandement où les gestionnaires de risques sont confinés, la vie personnelle se faufile à travers les impératifs professionnels.

Le contexte

Années 2030. Les fonctions régaliennes des États se sont effondrées. Les décisions administratives relèvent en totalité des instances européenne. Le pouvoir économique a définitivement basculé aux mains de la finance. L’État n’a plus les moyens d’entretenir un parc industriel vieillissant. Le big data, tout comme les objets connectés à Internet font par ailleurs l’objet d’utilisations malveillantes ciblant les particuliers et les collectivités dont les moyens de défense s’avèrent obsolètes sitôt qu’ils sont élaborés.

Le rôle du gouvernement se réduit à deux fonctions : rassurer la population quand une catastrophe menace, compatir quand elle a eu lieu. Entre les deux, il répond aux crises au coup par coup, grâce aux Plans de Continuité des Activités (PCA) mis en œuvre par le CNGR.

Le directeur du Centre National de Gestion des Risques et les planificateurs en charge de résoudre les crises sont les personnages clé de ce pouvoir vide de substance.

Fiche personnages

Gildas Lemarchant, 63 ans, directeur du Centre National de Gestion des Risques.

À « vendu » au Président la création du CNGR et en a conçu le montage financier. Un passé flou aux lisières de la diplomatie, des affaires et des services secrets où il a rencontré Luc de Jong.

Cyclothymique et désabusé. « C’est que des emmerdes », la phrase par laquelle il accueille toute nouvelle crise avant de se ressaisir et de l’affronter à bras le corps. Le scandale qui surgit lors de la crue centennale finira par l’emporter. Divorcé.

Aurélien Moisan, 42 ans, planificateur sénior.

Le planificateur le plus aguerri du CNGR, celui à qui l’on confie les pires crises. Théâtral, à la limite de l’hystérie, on se demande comment la concentration et la précision requises par sa tâche s’accommodent de ses virevoltes. Pratique classiquement l’hyperactivité comme oubli de soi. Successeur annoncé de Gildas Lemarchant à la tête du CNGR, dont il soupçonne d’emblée les difficultés. A couché une fois avec Audrey Matthieu. Ne s’en est jamais remis. Divorcé.

Audrey Matthieu, 37 ans, responsable de communication.

Girl next door. Vive mais non tapageuse, posée sans être froide. Compétente et peu impressionnable. Sa phrase favorite : « La confiance en soi est le plus grand des talents. » Aime jouer les superficielles pour tester la capacité de son interlocuteur à dépasser les apparences. Garde un souvenir presque aussi vif qu’Aurélien Moisan de leur nuit d’amour. Obsédée par le Big Data et les objets connectés, dont elle a saisi qu’ils accroissent le nombre des crises et révolutionnent la gestion des risques. En instance de divorce, un enfant.

Pierrick Bellanger, 34 ans, planificateur junior.

À connu tôt des succès dans la gestion de crises majeures. Verse parfois dans l’arrogance, comme souvent les brillants sujets trop conscients de leurs dons. S’en corrige mais le naturel revient au galop. Son attirance pour Audrey Matthieu – non dénuée de réciprocité – compliquera sa rivalité professionnelle naissante avec Aurélien Moisan.

Luc de Jong, 56 ans, sans fonction.

Un ancien des services secrets, recasé au CNGR après une mission qui a failli lui coûter la vie et dont on ignore tout. Une compétence déclinante à qui ne manquent que les occasions de s’exprimer. Sa présence au centre est un mystère, le lien qui l’unit à Gildas Lemarchant un secret. Célibataire supposé.

Clément Poulenc, 51 ans, président de la République (hors site, à l’Élysée).

D’abord et peut-être uniquement un orateur. Délivre des discours d’autant plus gorgés de testostérone que son pouvoir s’est évaporé. Postmoderne assumé, ses envolées vibrant d’énergie et de projection de soi dans l’avenir sont pourtant des doutes surmontés. Avec Gildas Lemarchant, celui qui a le plus à perdre dans « l’affaire du CNGR ». Marié, deux enfants.

Paloma Duruy, 43 ans, ministre de la Gestion des risques, N°2 du gouvernement (hors site, au ministère).

Elle aussi n’existe que par la parole. Contrairement au Président, plein de sève, elle distille au gré des crises qui secouent le pays des informations techniques, ennuyeuses dont la régularité ont fait d’elle une figure familière dont on aime se moquer. « À ma place, ce n’est pas le mouvement qui compte mais sa régularité. Je suis un métronome. » Incarne physiquement la sévérité donc, suppose-t-on, l’intégrité. D’où l’étonnement quand on découvrira son nom mêlé à l’affaire du CNGR.

Mirka, 58 ans, assistante de Gildas Lemarchant.

Beauté slave, vieillissante et muette. Née à Berlin-Est, où elle a rencontré Gildas Lemarchant. Abat le travail de trois secrétaires. Se ferait tuer pour son patron. S’exprime par mouvements de tête et regards appuyés. Terrifie Aurélien Moisan en lui lançant des œillades glacées.

Bélinda, 54 ans, responsable administrative.

Alpague dans les couloirs les membres de la cellule pour leur demander de parapher des documents. Procédurière car sa fonction l’exige, très arrangeante dans les faits. Toujours prête à imiter une signature si son propriétaire le lui demande. Connaît les signatures de chacun mais les confond souvent. Passe beaucoup de temps à rattraper les quiproquos administratifs ainsi créés.

Mathilde et Hassan, 34 et 36 ans, le couple de restaurateurs hôteliers.

Alléchés par l’offre financière, ont quitté l’hôtel qu’ils tenaient à Saint-Brévin. Pas encore au stade où ils regrettent leur choix mais réalisent déjà qu’ils n’en avaient pas mesuré les inconvénients. Lui, écoute mélancoliquement la météo marine à la radio. Tendresse et complicité entre eux. Propension à la cancannerie.

Alban, 36 ans, le serveur.

Conçoit des projets de reconversion professionnelle qui capotent au dernier moment. Toujours sur le départ. Complicité avec Aurélien Moisan qui aime aller discuter avec lui quand une crise s’achève.

Renaud, 37 ans, un planificateur.

Souvent croisé dans les couloirs en train de tailler le bout de gras. Vaticine la bouche pleine aux oreilles de ses collègues durant les repas. Des airs de ludion ébouriffé. Contre toute attente, se révélera remarquablement opérationnel lors de la fuite sur le réacteur à la centrale de Penly (épisode 4).

Jocelyn Hébrard, 38 ans, le premier ministre.

Fonction résiduelle des vieilles institutions. Coincé entre le Président et la ministre de la gestion des risques, il n’existe pas. En a pris son parti. Passe une tête quand Gildas Lemarchant s’entretient avec le chef de l’État. « Avez-vous besoin de moi, monsieur le Président ? » ou bien : « Si vous me cherchez, je suis à côté, monsieur le Président. »

Les lieux

Centre National de Gestion des Risques, le site.

Un ancien hôtel au milieu des champs en Île-de-France, à proximité de l’autoroute A3, reconverti en centre de commandement, sur cinq niveaux, dont deux en sous-sol.

Il répond aux critères en vigueur :

  • Éloignement d’un cours d’eau (par crainte d’une crue).
  • Éloignement d’un transformateur EDF (par crainte d’un incendie).
  • Hors de Paris intra-muros mais à moins de quarante kilomètres.
  • Excellente couverture du réseau téléphonique et internet.

Découpe du bâtiment

2ième étage

Le toit terrasse. Vue sur les pylônes et les cultures céréalières. L’endroit où le personnel se retrouve pour prendre l’air, fumer et médire de ses collègues.

1ier étage

Le bureau et les appartements privés de Gildas Lemarchant, chef du CNGR.

Rez-de-chaussée
  • Les chambres pour l’accueil des personnes en charge de chaque crise.
  • La salle de restaurant (80 couverts).
  • Le bar
  • La piscine.
  • La salle de sport.
  • L’espace médiathèque / vidéothèque
Ces équipements répondent à la nécessité d’assurer un minimum de confort aux personnes pouvant rester confinés dans le centre jusqu’à six jours.
Niveau -1

L’espace administratif.

Niveau -2

Les huit salles de crise permettant de suivre autant de crises en simultané.